Projet de liaison des domaines skiables du Mont Joly
Le projet a été présenté lors d'une réunion publique organisée le 20 décembre 2011 par le Syndicat d'aménagement intercommunal du Mont Joly, (SAIMJ), que préside M. Peillex.
Les documents projetés sur écran au cours de cette réunion peuvent maintenant être consultés à la rubrique « la ville/actualités » du site de la mairie (voir ci-après page « liens utiles »).
Au cours de la réunion, d'autres informations intéressantes ont été données verbalement :
Le SAIMJ avait pour seul objet de faire une étude, qui est maintenant terminée. Il va donc être dissous. Ce sont les concessionnaires des domaines des Contamines et de Saint-Nicolas de Véroce qui réaliseront et financeront le projet.
Le coût du projet (5 millions d'euros) est du même ordre que celui de la construction du nouveau télésiège du Nant Rouge en 2010 ou de celui des Monts Rosset en 2011. L'amortissement et le coût d'exploitation seront couverts par l'augmentation du chiffre d'affaires sans hausse des tarifs.
150 000 passages sont attendus au cours de la saison, qui durera 90 jours. Le téléski du Véleray n'est ouvert actuellement qu’environ 45 jours par an, mais il est prévu de remplacer l'actuel télésiège de Roselette par un télésiège débrayable et de transférer l'équipement actuel de Roselette sur le Véleray, qui pourra alors fonctionner pendant une période plus longue.
Toutes les descentes hors pistes praticables à partir de la nouvelle installation le sont déjà à partir du téléski du Véleray ou du télésiège du Mont Joly.
Le télésiège traversera trois couloirs d'avalanches, mais généralement dans leur partie haute au-dessus des départs d'avalanches. Un seul couloir devra être traité soit par la pose d'un gros gazex ou de trois petits, soit par des râteaux paravalanches.
À la suite de cette réunion, le président de notre association a adressé au président du SAIMJ une lettre dans laquelle il déclarait notamment :
Les informations communiquées lors de la réunion du 20 décembre et les documents figurant sur le site de la mairie permettent de constater que le nouveau projet est moins préjudiciable pour l'environnement qu'on pouvait le craindre et qu'il l’est, en tout cas, moins que les précédents projets.
Cependant ses 11 pylônes, ses 1384 m de câbles et les sièges qui y seront suspendus, ses 3300 m de cheminements skieurs de 6 m de large, ses stations de départ, de dépose et d’arrivée, ses filets de protection, ses râteaux paravalanches et ses gazex auront nécessairement un impact négatif sur le paysage et sur la faune et la flore d'un site qui, d'après le rapport de présentation du PLU approuvé par le Conseil municipal le 14 décembre dernier, est « très sensible » (page 181) et « mérite de ne pas être aménagé » (page 94).
Au point de vue de la sécurité, s’il est vrai que les descentes hors piste praticables grâce au nouveau télésiège le sont déjà à partir du télésiège du Mont Joly ou du téléski du Véleray, leur fréquentation augmentera sensiblement lorsque des milliers de skieurs supplémentaires seront déposés chaque jour sur la crête, ce qui accroîtra les risques d’accidents et les transformera en véritables pistes méritant d’être sécurisées comme l’ensemble du domaine skiable.
Il n'est pas certain que les inconvénients présentés par la future liaison en ce qui concerne la protection de l’environnement et la sécurité des skieurs seront compensés par les avantages qui en sont attendus en matière de développement touristique. Les objectifs affichés pour la durée de fonctionnement et l'augmentation de la fréquentation et du chiffre d'affaires ne seront peut-être pas atteints et, même s’ils le sont, la clientèle supplémentaire attirée aux Contamines suffira-t-elle à redynamiser cette station, qui - nous dit-on- se meurt ?
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Le 2 février, notre association et l’association Sauvegarde du massif du Mont Joly ont été invitées à une réunion à la mairie de Saint-Gervais. Cinq de nos administrateurs y ont participé. L'un d'entre eux a rédigé le compte rendu suivant :
Pendant deux heures dans la salle consulaire de la mairie, les participants ont pu lire attentivement le dossier d’étude d’impact réalisé par le cabinet d’étude Naturalia de Grenoble. Trois exemplaires étaient mis à leur disposition.
Le maire M. Peillex préside la séance de questions, entouré du maire des Contamines M. Jean-Louis Mollard et son adjoint M. Falcoz ainsi que des présidents et directeurs des Sociétés de remontées mécaniques dont M. Olry soit 8 personnes.
A la question sur savoir en quoi la liaison va-t-elle empêcher les Contamines de perdre des skieurs :
M. Peillex explique la nécessité de relier les 2 domaines skiables au nom de la mondialisation pour attirer des touristes étrangers (Chine, Russie) avec le label « grand domaine skiable ». Il prend pour exemple « les Portes du Soleil » vers Abondance qui a vu sa fréquentation augmenter nettement.
La station des Contamines n’est pas visible de l’extérieur et n’a que peu de skieurs étrangers. Il en va, d’après lui et M. Mollard, de la survie des Contamines. Les Contamines ont perdu depuis quelques années 10% de skieurs chaque année, des hôtels ont fermé et les locations diminuent continuellement.
Actuellement, on apprend à skier en 8 jours, le domaine skiable des Contamines n’est pas suffisant pour attirer un public de skieurs qui, au bout de quelques jours, souhaitent voir d’autres pistes : « skier veut dire explorer ».
Par exemple, l’UCPA des Contamines doit conduire ses stagiaires-clients ailleurs, le domaine des Contamines n’est pas suffisant pour eux.
Les représentants des Contamines expliquent que les commerçants font leur saison en deux mois, les Contamines ne vivent que pendant la saison de ski. Ouvrir le domaine skiable, c’est permettre aux clients de rester sur place.
Le financement de cette liaison sera fait sur fonds propres, les sociétés des remontées mécaniques n’ont pas à emprunter.
Il n’y aura pas d’augmentation du forfait car le nombre de skieurs va augmenter, exemple de la remontée du mont Rosset.
Sur la question de la protection de l’espèce végétale protégée, M. Peillex explique que nous sommes dans un pays de droit et qu’en tant que maire il applique dans ce dossier toutes les règles légales. Par cette étude d’impact il respecte la procédure légale. Ce problème d’espace végétale protégée sera traité légalement.
La procédure UTN n’est pas du ressort d’une association, actuellement la procédure UTN n’est pas nécessaire, c’est la loi.
A la question sur l’intérêt économique, sur les chiffres de fréquentation par les skieurs, et sur le nombre de jours d’ouverture de cette future liaison, il répond que les deux associations présentes sont mal informées.
Les directeurs des remontées mécaniques citent les chiffres de fréquentation, 1,7 million de journées de ski.
Le télésiège du Mont Joly est ouvert 100 jours par an et 240.000 passages par an. Une réflexion économique a été menée qui montre la nécessité de réaliser ce projet, qui remonte à plusieurs décennies.
Le maire reconnaît que grâce à la vigilance des associations, ce projet a été bien amélioré et que maintenant il faut aboutir. Il demande aux associations de faire de nouvelles propositions pour améliorer le projet. Un regard extérieur positif est toujours utile. Il est prêt à en discuter avec les associations si les propositions sont « des améliorations techniques ».
M. Peillex précise que Chamonix a construit une image de capital du ski alors que ses 3 domaines skiables sont séparés de plusieurs dizaines de kilomètres.
M. Peillex dit qu’il joue la transparence en
organisant cette réunion.
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Pour terminer cette réunion, le maire offre un pot qu’il prépare lui même; les participants entament une discussion générale, agréable et conviviale qui dure un bon moment.